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Lumière sur le CBD

Lumière sur le CBD

Si la plupart des gens connaissent bien ou ont déjà entendu parlé du THC puisqu’en majeure partie responsable du sentiment d’ivresse, de vertige et d’euphorie, l’attention semble davantage se porter depuis quelques temps sur un autre composé présent dans le cannabis appelé CBD. À la fois non psychoactif tout en présentant un large éventail d’applications médicales prouvées et potentielles le rendant particulièrement attractif en tant qu’agent thérapeutique, pas étonnant qu’il soit de plus en plus présent dans les discours et conversations entourant la plante.

Outre les conditions neurologiques tels que l’épilepsie qui a fait couler beaucoup d’encres dernièrement pour son utilisation chez des enfants, le CBD peut se révéler bénéfique contre une multitude de dispositions médicales : douleurs, inflammations, anxiété, dépression, nausées et vomissements, arthrite, épilepsie, sclérose en plaques, acné, comportements addictifs, soins des fractures, diabète, et schizophrénie. Et la liste n’est pas exhaustive, on sait notamment que le CBD est actuellement étudié pour lutter contre l’obésité, pour traiter l’asthme, la discopathie dégénérative, pour inhiber la croissance des cellules cancéreuses ou encore pour ses effets bénéfiques sur le système cardiovasculaire. Plus intéressant encore, le CBD a la caractéristique d’une très faible toxicité et donc très peu d’effets secondaires indésirables mis à part une sédation suivant la consommation d’une trop forte dose. 

Mais comment fonctionne-t-il exactement et en quoi est-il différent de sa contrepartie ? On vous propose de s’y plonger question d’y voir un peu plus clair et de se familiariser avec cette nouvelle star des traitements cannabiques.

UNE QUESTION DE RÉCEPTEURS

Nous en avons déjà parlé, notre corps accueille un important système endocannabinoïde reliant une série de récepteurs qui s'étendent du cerveau à diverses parties du corps et viennent modifier la façon dont l’organisme se régule. Les récepteurs CB1 sont d’une part distribués dans certains organes et tissus périphériques mais majoritairement présents dans la moelle épinière, le système digestif et les régions cérébrales, notamment celles qui concernent le mouvement, la coordination, la perception sensorielle, l’émotion, la mémoire, la cognition et les fonctions autonomes et endocriniennes. Les récepteurs CB2 pour leur part se trouvent principalement dans le système immunitaire, mais sont également présents dans tous les organes du corps et semblent particulièrement efficaces pour réduire l’inflammation et certains types de douleurs.

Pour être altérés, ces derniers doivent être sollicités par des cannabinoïdes qui viennent se lier à eux afin d’en moduler leur comportement : c’est en gros ce qui conduit à des modifications physiologiques ou psychologiques. Le THC et le CBD sont bien évidemment les plus connus puisque présents en plus forte concentration, mais plus de 80 molécules composent cette large famille présentes dans chaque fleur de ganja en quantités variables.

TOUT EST DANS LA LIAISON

Bien que de structures similaires, la science commence à démontrer que le CBD est différent des autres cannabinoïdes en ce qu’il n’interagit pas avec le corps de la même manière: ce dernier agirait de façon indirecte alors que le THC par exemple engage directement les récepteurs. Sans doute pourquoi ce dernier est connu pour ne pas avoir d’effets altérants l’esprit tout en permettant de moduler les effets psychotropes du THC. 

Mais on ne s’arrête pas là, les récentes études démontrent qu’il peut également influencer de nombreux autres systèmes de récepteurs cérébraux. Ceux-ci comprennent les récepteurs opioïdes connus pour leur rôle analgésique, les récepteurs de la dopamine qui influent sur de nombreux aspects du comportement et de la cognition ou les récepteurs d’adénosine qui régulent les fonctions cardiovasculaires. Cette caractéristique pourrait entre autres expliquer le nombre et la variété de ses applications thérapeutiques précédemment mentionnées.

DIVERSES VOIES D’ADMINISTRATION

Il est possible de consommer du CBD par la plupart des voies naturelles par lesquelles les compléments alimentaires sont administrés, les plus prévalents étant par voie orale (sous forme d’huile, de capsules ou de vaporisateur) ou topique (crème, pommade ou autres cosmétiques) en fonction des symptômes à traiter. Pour la première, plusieurs conseillent une consommation sublinguale au compte-goutte, où la quantité de vaisseaux capillaires permet une diffusion rapide dans le système sanguin tout en évitant que le CBD soit transformé en THC par l’acidité des sucs gastriques de l’estomac. La seconde se démontre particulièrement efficace pour lutter contre les douleurs localisées ou pour les problèmes cutanés. Le dosage varie en fonction de la maladie à traiter, mais il reste fréquent de commencer par 1mg de CBD par kg de poids corporel, puis d’augmenter progressivement jusqu’à trouver la dose efficace.

Bien que disponible sous forme pure, un extrait de plante de cannabis riche en CBD se démontrera plus efficace grâce à la synergie naturelle qui se produit entre cannabinoïdes, terpènes et autres molécules présentes dans la plante : c’est l’effet d’entourage dont nous vous avions déjà parlé.

Et la demande se faisant grandissante, les cultivateurs ont su s’adapter en mettant en place de nouvelles méthodes de culture qui permettent de produire des plantes à forte teneur en CBD qui contiennent moins de 1% de THC. Celles-ci sont d’ailleurs de plus en plus présentes dans les dispensaires, signe de l’intérêt grandissant accordé à cette molécule au cœur d’un marché bouillonnant en pleine évolution.